La paire de chiens présente la gueule entrouverte, laissant apparaître les dents. Ils sont recouverts d’émaux jaune, vert et aubergine appliqués sur le biscuit. Leurs yeux sont émaillés en noir.
La paire de chiens présente la gueule entrouverte, laissant apparaître les dents. Ils sont recouverts d’émaux jaune, vert et aubergine appliqués sur le biscuit. Leurs yeux sont émaillés en noir.
Le chien est considéré comme le compagnon du dieu Er-lang, qui combat les démons et incarne la vigilance et la fidélité. Les figures de carlins étaient populaires dans les assortiments d’exportation de la fin du XVIIIᵉ siècle ; cette paire rare du début du XVIIIᵉ siècle pourrait donc en être l’ancêtre. Le potier a probablement cherché à donner aux chiens une apparence féroce afin d’éloigner les démons, mais ils paraissent en réalité plutôt mélancoliques.
Une paire de carlins identiques se trouve dans les collections du Rijksmuseum et est publiée par Christiaan J. A. Jörg dans Famille verte – Chinese Porcelain in Green Enamels, 2011, p. 124, n° 112. Ils ont été acquis auprès d’A. Staal, marchand d’art à Amsterdam, en 1913 ; puis légués par la veuve de H. K. Westendorp en 1968.
Elle est reproduite par Jörg & Van Campen, Chinese Ceramics in the Collection of the Rijksmuseum, Amsterdam. The Ming and Qing Dynasties, Londres, 1997, n° 217.
Un autre paire se trouve dans la collection de Marie Vergottis (Lausanne) ; voir J. Ayers, The Chinese Porcelain Collection of Marie Vergottis, Lausanne, 2004, n° 81/82.