Le groupe représente un personnage de grande taille jouant du luth (pipa), tandis qu’une figure plus petite se tient à ses côtés, tenant une longue pipe dans une main et un mouchoir dans l’autre.
Le groupe représente un personnage de grande taille jouant du luth (pipa), tandis qu’une figure plus petite se tient à ses côtés, tenant une longue pipe dans une main et un mouchoir dans l’autre.
Un autre groupe identique est conservé dans les collections du Peabody Essex Museum et publié par William R. Sargentdans Treasures of Chinese Export Ceramics: From the Peabody Essex Museum, Yale University Press, 2012, p. 211, no. 101.
Des groupes apparentés sont également conservés au Victoria and Albert Museum[1], dans la collection Blumenfield[2] et au Groninger Museum[3].
De nombreuses variantes de ce thème sont connues. L’une d’elles représente une femme chinoise jouant de la flûte accompagnée d’une jeune fille tenant un petit luth. Dans un autre groupe comparable, deux musiciennes jouant du luth sont entourées de plusieurs très petites figures d’accompagnement
[1] C.111-1963
[2] Blumenfield, BLANC de CHINE. The Great Porcelain of Dehua, Ten Speed Press, Berkeley, 2002, p. 77
[3] 1994/75
Le personnage masculin principal est pratiquement identique à celui que l’on retrouve dans tous les groupes dits de la « famille hollandaise », selon la terminologie employée dans les registres de cargaison de l’époque. Le motif de l’homme assis, une jambe croisée sur le genou, apparaît de manière récurrente dans ces groupes et pourrait dériver soit de postures familières observées dans la vie quotidienne, soit de la tradition iconographique représentant le Bouddha dans cette attitude assise.
Le personnage principal tient un pipa, instrument traditionnel chinois à cordes pincées comparable au luth occidental. En Chine, le pipa est associé aux arts raffinés et à la culture lettrée. Les premiers registres de transport européens désignaient couramment ces figures sous le terme de « toys » (objets de fantaisie ou bibelots).
Les groupes de ce type étaient réalisés à l’aide de moules à pression, généralement composés de deux parties principales pour chaque figure, auxquelles venaient s’ajouter séparément des éléments rapportés tels que les coiffes. Cette méthode de fabrication permettait une production rapide et efficace d’un grand nombre de modèles, tout en offrant une grande variété de combinaisons. En assemblant différentes figures, les ateliers pouvaient créer des groupes de tailles variées ou produire des personnages isolés destinés à être commercialisés plus facilement.