Figure Blanc-de-Chine représentant Budai. Chine, Kangxi

La figure est modelée avec un volume ample et généreux : le torse est largement découvert, laissant apparaître le ventre proéminent, symbole de prospérité, de bonheur et d’abondance. Les épaules tombantes et les bras relâchés renforcent l’impression de calme bienveillant. Le visage, arrondi et lisse, est animé par un large sourire, des yeux mi-clos et des joues pleines, traduisant une expression de sérénité. La robe monastique, traitée avec des plis larges et souples, enveloppe partiellement le corps. La figure tient un attribut symbolique (probablement un sac), rappelant l’iconographie traditionnelle de Budai comme moine errant dispensateur de bonheur, ainsi qu’un sceptre ruyi dans sa main gauche, renforcant son rôle de dispensateur de bonheur et de chance. L’ensemble est présenté sur un socle en bois sculpté.

PAYS : Chine
ÉPOQUE : Kangxi (166-1722)
MATIÈRE : Porcelaine
TAILLE : 14 cm (avec le socle)
RÉFÉRENCE : E881
PROVENANCE : Collection Gaymard (Marseille), Paris, Drouot (Etude Lair Dubreuil), 5/6 mars 1928 (très probablement lot 100).
STATUT : vendu
Œuvres en rapport :​

Une figure très proche et de même dimension (mais sans ruyi), provenant des collections d’Auguste Le Fort, se trouve conservée à Dresde (inventaire PO 8570)

Informations supplémentaires​ :​

Cette figure représente le Bouddha Maitreya, le Bouddha à venir, aussi  connu sous le nom de Bouddha « rieur », toujours représenté avec une silhouette robuste et une expression rieuse, drapé dans la robe d’un mendiant, la poitrine et l’abdomen exposés. Le personnage de Budai Heshang, dont l’histoire est basée sur un moine historique de la fin de la période Tang, est devenu populaire dès la dynastie Song. Il est souvent représenté entouré d’enfants. Son surnom, Budai, qui signifie « sac en tissu », vient du sac qu’i l’accompagne. Il est souvent représenté portant ce sac de chanvre contenant tous ses biens et un petit cordon de dix-huit perles symbolisant les dix-huit Luohan. Peut-être à cause de son expression joyeuse, il est devenu l’une des figures les plus recherchées sur le marché d’exportation au XVIIIe siècle. Dans les pays anglophones, il est également connu sous le nom de « fat Buddha » (gros bouddha).

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