Œuvres en rapport :Six paires comparables de coqs en porcelaine de la famille rose [1] sont mentionnées dans l’inventaire de 1777 du pavillon chinois de Drottningholm Chinese Pavilion, où elles sont encore aujourd’hui exposées.
Une paire de figures, provenant de la collection Copeland, est conservée dans les collections du Peabody Essex Museum. Elles sont illustrées par William Sargent dans The Copeland Collection: Chinese and Japanese Ceramic Figures, 2006, pp. 141–143.
Laurent Héliot était un marchand d’art parisien originaire de Bourgogne. Sa vie et sa carrière sont peu documentées, et il n’apparaît souvent que comme un nom dans des listes de marchands ou de donateurs. Il joua néanmoins un rôle significatif dans la constitution de la collection d’Ernest Grandidier, fournissant près d’un tiers des céramiques.
Plusieurs musées français ont acquis des œuvres auprès de Laurent Héliot, qui fit également de nombreux dons à des institutions publiques. Il prêta des pièces pour les expositions organisées par l’Union centrale des Arts décoratifs. Il figure parmi les « membres actifs » de l’Association amicale franco-chinoise lors de l’année de sa fondation.
Ses fils, Gaston Héliot et Maurice Héliot (1877– ?), firent don d’un grand vase balustre au Musée du Louvre à la mémoire de leur père, quelques semaines après son décès ; le vase est aujourd’hui exposé au Musée Guimet [2], à Paris.
Entre 1886 et 1910, l’Union centrale des Arts décoratifs acquit auprès d’Héliot trente-cinq œuvres chinoises, datées des dynasties Ming et Qing — dont vingt-quatre porcelaines et huit pièces en verre — ainsi qu’un petit nombre d’objets japonais. Après 1909, Gaston Héliot reprit l’activité de son père comme marchand d’art asiatique, probablement avec l’aide de son frère. Dans les années 1920, il devint vice-président de la Société des Amis du musée Cernuschi.
[1] Aka Setterwall, The Chinese Pavilion at Drottningholm, Allhem, Suède, 1974
[2] Inv. G 565