GALERIE NICOLAS FOURNERY

Figure représentant un immortel décorée dans les émaux de la famille verte sur le biscuit d’époque Kangxi

Figure représentant un immortel assis sur une base hexagonale, peint dans les émaux de la famille verte sur le biscuit, le visage, recouverts d’un émail plombifère translucide. Les faces de la base sont décorées de motifs géométriques et de rosette, les trois cotés du revers sont décorés avec une balle de brocard et des jetés de fleurs.

Origine :
Chine
Époque :
Kangxi (1662-1722)
Matière :
Porcelaine
Taille :
16 cm
Référence :
C556
Statut :
vendu

Oeuvres en rapport

Une figure similaire est conservée au Rijkmuseum à Amsterdam (inv. No. AK-RBK 15872) et est illustrée par Christiaan J.A. Jörg dans Famille Verte Chinese Porcelain in Green Enamels (p. 122, cat. 110). Cette figure est aussi illustrée par Jörg & Van Campen dans Chinese Ceramics in the Collection of the Rijkmuseum, Amsterdam. The Ming and Qing Dynasties (cat. 215).

Différents exemplaires d’immortels en biscuits, conservés dans la Dresden Collection, sont publiés par W. Bondy dans Kang-hsi, Eine Blüte-Epoche der chinesischen Porzellankunst (Munich, 1923, pp. 169-171).

Une figure proche, provenant de la Sowell Collection, est illustrée par Michael Cohen et William Motley dans Mandarin and Menagerie, Chinese and Japanese Export Ceramic Figures (p. 55, 1.4). Les auteurs suggèrent qu’il s’agit plutôt d’un lettré qu’un immortel.

Pour d’autres figures, provenant d’une paire, voir Sotheby’s Londres, 17 juin 1998, lot 374 ; Christie’s Amsterdam, 5 décembre 2000, lot 161.

D’autres modèles d’immortels, différents, provenant du pavillon chinois de Drottningholm, sont publiés par A. Setterwall, S. Fogelmarck & B. Gyllensvärd in The Chinese Pavilion at Drottningholm (Malmö, 1974, pp. 167, 290).

Notice

Les huit immortels sont des divinités du taoïsme de la dynastie Jin (1115-1234) qui sont devenues de plus en plus populaires durant les dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911). Les ensembles d’immortels taoïstes ont été assez populaires dans les arts destinés tant au marché chinois qu’à celui destiné à l’exportation vers l’ouest, où ce type de figures ornaient les intérieures européens, symbole d’un goût pour l’exotisme.

Il s’agit probablement de l’immortel Cao Guo-jiu reconnaissable à sa coiffe, un commandant militaire de la dynastie Song (960-1279) qui porte habituellement des castagnettes. Il est le saint patron des acteurs et des artistes.

Le rouleau que notre figure porte dans les mains pourrait aussi nous faire penser qu’il s’agit d’un lettré, ayant fait partie d’un ensemble plus large, dont chaque personnage aurait un attribut symbolisant les lettrés ou les mois.

Accueil sur rendez-vous à Paris dans le 10ème arrondissement.
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