Œuvres en rapport :Un fragment d’une figure similaire a été découvert dans une zone résidentielle de samouraïs autour du château de Kubota, dans la ville d’Akita, au nord du Japon. D’autres figurines de style Kakiemon ont appartenu à l’élite japonaise, notamment à des membres de la classe des daimyō. Elles étaient sans aucun doute destinées à être exposées[1].
En Europe, les figures de Budai (ou Hotei) étaient appelées « Magot » ou « Pagod ». Elles incarnaient « l’Asie lointaine », un monde largement inconnu. Le terme Magot est utilisé dès le milieu du XVIIᵉ siècle pour désigner des représentations européennes trapues ou étranges, en terre cuite, plâtre, bronze ou porcelaine, de figures chinoises ou indiennes. L’expression « Pagoda Figure » provient du terme Pagode, qui renvoyait aux figures religieuses abritées dans les temples-pagodes.
Deux figures de Hotei se trouvent dans les Collections royales, au Pavillon chinois de Drottningholm à Stockholm[2]. Elles y sont probablement parvenues du vivant d’Hedwig de Holstein-Gottorp (1636-1715), reine puis régente de Suède.
Un autre exemple, issu de la collection Anders[3] et conservé au Groninger Museum (Groningue, Pays-Bas), est publié par Menno Fitski dans 500 jaar Aziatische keramiek uit de collectie Anders[4].
Un autre exemplaire, peint en vert, rouge et aubergine, est publié par Nagatake Takeshi dans Kakiemon: Nihon jiki akae no seika, kōyo hakkutsu[5].
D’autres figures sont conservées au Kurita Museum, ainsi que dans la collection Yamamoto du Nezu Museum, publiées dans Ko-Imari zukan: Yamamoto Collection sō mokuroku[6].
Un autre exemplaire est publié par Nagatake Takeshi, Yabe Yoshiaki et Minamoto Hiromichi dans Kakiemon no Sekai: genryū kara gendai made[7].
Un autre modèle de Hotei figurait dans la collection d’Ernest Oppenheimer (1880-1957), entrepreneur prospère dans les mines de diamants et d’or, qui admirait particulièrement ce type de figure. La pièce était exposée dans son bureau à Brenthurst, Parktown (Johannesburg), et fut représentée dans un portrait par Terence Cuneo (1907-1996), reproduit par Graham Viney[8].
[1] Menno Fitski, 500 jaar Aziatische keramiek uit de collectie Anders, vormen uit vuur, 2024, p. 109
[2] Oliver Impey et Christian Jörg, Japanese Export Lacquer: 1580-1850, Londres, 2005, p. 322, pl. 66
[3] Inv.nr.2020-0201
[4] Vormen uit vuur, no. 256, novembre 2024/3
[5] Fukuoka, 1976
[6] Nezu Museum, Ko-Imari: A Catalogue of Hizen Porcelain from the Nezu Museum’s Yamamoto Collection, Tokyo, 2017, p. 100, pl. 381-4049
[7] Exhibition of the World of Kakiemon: from its origins to the present, cat. exp., Fukuoka, 1983, p. 49, pl. 57
[8] Graham Viney, Colonial Houses of South Africa, Le Cap, 1987, p. 229