GALERIE NICOLAS FOURNERY

Petit plat « La visite des docteurs à l’Empereur ». Qianlong

Brillament émaillé dans les émaux de la famille rose avec la scène bien connue d’après Cornelis Pronk représentant une scène de ‘chinoiserie’ avec trois personnage habillés de longues robes assis autour d’une table basse supportant un grand plat à rebord lobé bleu et blanc d’inspiration ‘kraak’, un quatrième personnage gesticulant sous une branche fleurie et un paon perché sur une palissade, le large rebord au dessin d’une originalité saisissante avec six cartouches de poissons exotiques peint en réserve sur un fond géométrique.

Origine :
Chine
Époque :
Qianlong (1736-1795), circa 1738
Matière :
Porcelaine
Taille :
25,5 cm
Référence :
D714
Prix :
Sur demande
Statut :
disponible

Oeuvres en rapport

Deux variations de ce design ont été produits, l’un émaillé en or, le second, plus rare émaillé en jaune.

Pour une paire de plats avec les deux variations, voir Nicole de Bisscop, Séductions Chinoises, 2010, p. 200.

Pour un plat identique avec la bordure jaune, voir Christie’s NYC, Chinese Export Art Featuring The Hodroff Collection, Part IV, 17 january 2019, lot 541.

Pour une discussion sur ce modèle, see C.J.A. Jörg, Pronk Porcelain, 1980, pp.26-31.

Notice

La scène sur ce petit plat est connue sous le nom de « la visite des docteurs à l’Empereur » d’après un dessin par l’artiste néerlandais Cornelis Pronk. C’est le deuxième dessin (sur quatre) que la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) a commandé à Cornelis Pronk en 1735 et, comme les autres, il dépeint une vision très fantaisiste de la vie en Chine. Les détails irréalistes incluent un plat de style «kraak» posé sur une table de conception européenne. Ce type de plat a été exporté vers l’Occident à la fin des XVIe et XVIIe siècles et n’aurait jamais été vu, et encore moins utilisé, par «l’Empereur» ou quiconque à la cour impériale. Le perroquet symbolisait souvent une prostituée ou une courtisane peinte dans l’art chinois, il aurait donc été très inapproprié à côté d’un prétendu «empereur», ou peut-être même d’un médecin.

Le design a peut-être été inspiré par le décor d’un vase Ming assez aisément disponible par l’équipe de dessinateurs de Pronk à Amsterdam. En réalité, le vase Ming représente trois dieux taoïstes dans une grotte jouant aux échecs ou à un jeu de société chinois apparenté comme le Weiqi. Une autre source était peut-être la gravure sur bois chinoise utilisée pour le dessin d’un bol bleu et blanc de la fin des Ming représentant le poète Su Dongpo (sur un bateau) assis à une table avec deux compagnons, avec une inscription qui cite le célèbre poème de la dynastie Song. ‘Ode aux falaises rouges’ sur la pêche au poisson. Le dessin de Pronk est arrivé à Canton en 1737.

Accueil sur rendez-vous à Paris dans le 10ème arrondissement.
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