GALERIE NICOLAS FOURNERY

Assiette à décor « La Dame au Parasol » en porcelaine du Japon d’époque Edo

De forme circulaire, à large rebord décoré d’émaux rouge-de-fer, noir, vert et aubergine et doré, sur un bleu sous glaçure avec la célèbre scène d’après Cornelis Pronk montrant une femme japonaise en kimono assistée de sa servante tenant un parasol en papier, le revers décoré avec sept insectes peint en rouge-de-fer.

Origine :
Japon (Arita)
Époque :
Edo (1603-1868), premiere partie du XVIIIe siècle
Matière :
Porcelaine
Taille :
23.5 cm
Référence :
C656
Prix :
Sur demande
Statut :
disponible

Provenance

Collection particulière européenne des années 1960

Oeuvres en rapport

Des assiette avec ce décor sont conservées dans les collections du Victoria & Albert Museum (Londres) de  l’Ashmolean Museum (Oxford), du Minneapolis Institute of Art (don Leo and Doris Hodroff), du Metropolitan Museum of Art (New-York).

Une assiette est aussi illustrée par David S. Howard dans The Choice of the Private Trader: The Private Market in Chinese Export Porcelain Illustrated in the Hodroff Collection, 1994, p. 76, no. 57.

C.J.A. Jorg, Pronk Porcelain, pp. 71-3.

T. Volker, The Japanese Porcelain Trade of the Dutch East India Company after 1683, (Leiden, 1959), p. 78-81.

Pour un autre exemplaire, voir Soame Jenyns, Japanese Porcelain, (London, 1965), pl. 46A.

Notice

Cornelis Pronk était un dessinateur et designer néerlandais. Né en 1691, il devient l’élève de Jan van Houten et Arnold Boomen. Il a été chargé par la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales de réaliser une série de dessins pour décorer des porcelaines. Le premier dessin date de 1734 et a été reçu à Batavia en 1735. Celui-ci a été le seul modèle connu à être produit à la fois en porcelaine japonaise et chinoise et est désormais connu sous l’appellation de « La Dame au Parasol ». En envoyant les dessins au Japon, Volker note, «Nous sommes heureux que vos Honneurs aient fait présenter les dessins de porcelaines, envoyés de ce pays, aux ateliers japonais afin de tester si la même chose peut être fabriquée au Japon conformément aux dessins

Cependant, il n’a pas été possible de convenir d’un prix raisonnable avec les potiers japonais et aucune commande n’a été passée. En 1740, les marchands abandonnent leurs tentatives sur ordre des directeurs néerlandais des Indes orientales. Un petit nombre de pièces a donc été fabriquées au Japon et jusqu’à présent, seules les assiettes à dîner et des petites coupes sont connues, (le musée Groninger en conservant une). Un très grand plat auparavant non répertorié est apparu sur le marché de l’art en 2019, ce qui suggère qu’il pourrait s’agir d’une commande privée

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